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Erreur n°2 : Raisonner à la verticale

Un autre écueil de base dans le management de la génération Y consiste à « raisonner à la verticale ».  En d’autre terme, raisonner ou penser en terme de grade, de hiérarchie, d’autorité.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans un précédent article, une des particularités de la génération Y est en effet son fonctionnement très « horizontal ». Ce terme s’entend par opposition aux systèmes pyramidaux ou hiérarchiques classiques qui prédominent encore souvent au sein des entreprises.


Spontanément, les Y pensent, travaillent, et interagissent sur un mode plus collaboratif que leurs aînés. Ils ne rejettent pas l’idée de hiérarchie  mais en ont une conception très particulière. Pour eux, la hiérarchie  se mérite. Le respect  ne s’applique pas à un grade ou un titre mais à une compétence que  le jeune n’a pas et qu’il aimerait acquérir. Ce mode de pensée, très horizontal,  emporte des conséquences « révolutionnaires » qui désorientent parfois les managers de jeunes Y.
Prenons le cas de l’accès à l’information. Dans la conception classique,  qui prédomine encore souvent en entreprise, le manager est celui qui sait et qui bénéficie d’un accès prioritaire à l’information par rapport aux autres salariés. Cette asymétrie informationnelle est traditionnellement une source de fierté pour les managers qui y voient une reconnaissance de leur  légitimité et une source de leur pouvoir.
Autant être clair, cette conception  ne trouve aucun écho auprès des nouvelles générations. Les membres de la génération Y ont à mon sens une vision diamétralement opposée de l’accès à l’information. Celui qui suscite l’admiration à leurs yeux  n’est pas celui qui connaît les petits secrets de la maison et les conserve jalousement mais celui qui diffuse l’information  et plus généralement le savoir aux autres.
So what pour les managers ?
1.    En dépit votre titre /grade et de votre plus grande séniorité, il faut faudra gagner l’estime de vos jeunes collègues pour assoir pleinement votre autorité
2.  Le partage de l’information et du savoir est un des axes clés pour établir votre leadership vis à vis d’eux

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5 Réponses à “Gestion RH des 18-30 ans (Génération Y) : les 5 erreurs de base (2/5)”

  1. Eric BRETONNo Gravatar dit :

    Bonjour,

    Ce sujet est passionnant. Avez-vous lu sur ce thème le livre de Catherine TANGUY et Daniel OLIVIER (Editions De Boeck) ? Mérite t-il qu’on le lise ?

    D’avance je vous remercie de votre réponse.

    Eric BRETON

  2. Julien Pouget (lagenerationy.com)No Gravatar dit :

    Merci pour votre commentaire Eric. Hélas, mes activités professionnelles me laissent peu de temps pour lire.
    A peine le temps de tenir ce blog ;-)

    Alors n’hésitez pas à nous en faire un petit compte-rendu si vous en faite la lecture.

    A bientôt,

  3. […] – “Gestion RH des 18-30 ans : les 5 erreurs de base -Erreur n°2 : Raisonner à la verticale” […]

  4. MARTINNo Gravatar dit :

    Ce post est extrêmement intéressant. Cela dit il me laisse songeur sur un item en particulier : le leadership.

    La G.Y est à l’image du web d’aujourd’hui collaborative pourtant il me semble que celle ci va se confronter à la bascule vers le leadership… quand cette génération va devoir prendre les rênes d’une équipe, d’une société, son manque d’expérience de hierarchie, de leadership justement??

  5. elleNo Gravatar dit :

    Ce site est une merveille pour moi, je sens qu’il me dépeint parfaitement.
    je fais partie de la GEn. Y (25 ans-travail à temps plein-école à temps partiel- indépendante financièrement) et crois pouvoir répondre au commentaire ci-dessous par rapport au leadership.

    Je parlerai au -JE- tout en sachant que cela peut très bien représenter le reste de ma génération. Un individu ayant un leadership auquel je répondrai positivement partagera justement ses sources d’informations avec moi et mes collègues. Cela démontre un respect. Je vis au Québec; peut-être que la réalité est différente de la France, mais ici, les emplois étudiants non spécialisés (des paye-loyer) pullulent. Un leader/manager qui ne me met pas à mon aise m’incite inconsciemment à me chercher un autre emploi. Au contraire, un supérieur qui partage avec moi ses connaissances, m’offrira de ce fait un sentiment d’appartenance, un désir de rester dans la compagnie et également d’y évoluer. J’aurai du respect pour celui qui me respecte et non celui qui me traite en bétail et ainsi donc, lui obéirai. Un manager jaloux de son information, instale un environnement de méfiance, d’obéissance aveugle comme chez la dictature, et notre génération, nous ne croyons pas en ce régime. Selon moi, ça explique l’ascension du travail autonome. la dictature des corporations ne correspond pas à notre vision du monde.

    En résumé, si vos employés vous détestent= leur travail sera médiocre mais ils s’arrangeront pour que cela ne parraisse pas, par peur d’être renvoyés avant même d’avoir trouver un nouvel emploi.

    voilà! réponse un peu tardive, mais en espérant que ça répond à votre questionnement! bravo pour ce site.. je vais continuer à suivre!

    Réponse de la Génération Y :
    Merci pour le commentaire. Je suis heureux que cet article vous parle, au delà des frontières ;-)
    N’hésitez pas à nous faire part régulièrement de vos réactions / d’exemples venus du Québec.

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