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Les faits
Sanofi a annoncé le 19 février la nomination d’Olivier Brandicourt au poste de Directeur général. Certains éléments de son package de rémunération ont rapidement suscité la polémique et notamment une indemnité de 2 M€ payable à la prise de fonction, renouvelable une fois si l’intéressé demeure dans l’entreprise jusqu’en 2016.

Les critiques
Elles émanent d’horizons divers (salariés du groupe, journalistes, politiques, syndicalistes, simples citoyens) et bénéficient d’une large couverture médiatique (matinales radio, reportages TV, etc.), amplifiée comme souvent par les réseaux sociaux.
Hier en début d’après-midi « Sanofi » était l’un des principaux sujets discuté sur les réseaux sociaux et notamment twitter. Inutile de le préciser, la tonalité des messages était majoritairement négative dénonçant le « golden hello » du nouveau PDG (cf. image ci-dessous).

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La Stratégie de Sanofi
A l’analyse du site corporate, du compte twitter international ou du compte twitter français, on peut estimer que Sanofi applique la stratégie du silence radio. A l’exception de la formule « [en] contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur » le groupe n’a pas apporté d’autres éléments d’explication.

Analyse critique
L’absence de réponse présente deux avantages du point de vue du groupe :

  • Elle évite le risque d’une réponse inadaptée qui aggraverait la crise
  • Elle n’offre pas d’adversaire à « combattre » aux critiques

Au-delà, ce type de stratégie parie sur une faible mémoire des médias. Une actualité chassant l’autre, cette « affaire » devrait en toute logique disparaitre rapidement.

A l’inverse, les difficultés d’une telle stratégie concernent :

  • Les salariés actuels du groupe. Des crispations sont à prévoir dans les prochains mois sur la question de la rémunération et des avantages sociaux. Le montant de la participation ou des augmentations de salaire sera passé au crible par les organisations syndicales et les salariés. En cas d’insatisfaction, le niveau d’engagement des salariés du groupe risque de baisser.
  • Le management de proximité. Ce dernier sera nécessairement interpellé par les salariés et sera sans doute mal à l’aise pour discuter du sujet.
  • L’image employeur vis-à-vis des candidats potentiels. Ces derniers, en recherchant de l’information sur Sanofi, tomberont nécessairement sur ces articles défavorables sans autres éléments d’explication du groupe.
  • L’image employeur du groupe dans les médias. En cas de nouvelle crise (grève, fermeture de site, etc.), le groupe ne sera plus protégé par une image employeur irréprochable et l’événement actuel sera immanquablement rappelé par les médias.

Et vous, que pensez-vous des impacts de ce type de crise sur la marque employeur ?

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