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Un de mes amis chasseur de tête vient de me raconter une anecdote intéressante au sujet d’un candidat qu’il à récemment présenté à une entreprise.

L’entreprise était, comme c’est souvent le cas en recherche d’un mouton à cinq pattes. En l’occurrence, elle cherchait depuis plusieurs semaines à remplacer un responsable commercial parti chez un concurrent. La situation était critique car les équipes commerciales étaient sans responsable depuis plusieurs semaines.  La difficulté de la mission consistait à trouver un candidat parlant français, anglais et italien couramment, ayant une expérience du management d’équipe et disponible très rapidement.

A l’issu d’un processus de recherche épique, trois candidats furent identifiés. Après quelques test de langues,  il apparu que seul un candidat sur les trois était réellement trilingue. Mon ami fut agréablement surpris lorsqu’il réalisa que le candidat en question disposait également du meilleur profil. Avec une expérience réussie en management d’équipe et une recommandation très positive de son ancien responsable, tout semblait qualifier ce candidat. Mon ami le présenta donc rapidement à l’entreprise qui était dans une situation d’urgence.

Retour de l’entreprise dans le texte « Il a toutes les qualités requises mais il fait un peu jeune ». Après un entretien plus approfondi, l’entreprise détailla son refus en expliquant qu’elle n’avait rien contre les « jeunes » (Même si à 31 ans le candidat ne se mettait pas spontanément dans cette case) mais qu’elle craignait que ses clients ne le prennent pas au sérieux. En clair, le talent de fait rien à l’affaire,  quand on est jeune, on est jeune.

Il est étonnant de voir que le processus de discrimination est exactement le même que pour les seniors, les minorités visibles ou les femmes. On ne discrimine pas à titre personnel mais en en postulant que les autres ne supporteront pas de faire face à une telle « diversité ».  Navrant.

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6 Réponses à “Il est bien mais…”

  1. MartineNo Gravatar dit :

    J’ai vu ma situation changer quand j’ai atteint 30 ans, enfin presque…. Lorsqu’on me demandais mon age, à 29 ans j’annonçais déjà 30 parce que c’était plus simple, parce qu’on me prenait de fait au sérieux. De fait. 7 ans d’expérience pro en tant que chef de projet, ne se comparait pas avec 7 ans d’expérience pro en tant que chef de projet… à 30 ans…
    Très bon sujet, et très vrai… et dans le monde du travail il en va de même sur bcp de choix sociaux (comme ne pas vouloir d’enfants, même si cela devrait au moins garantir l’absence d’un arrêt maternité, rien à faire, on juge la santé mentale sur ce point, et donc, les client pourraient le voir comme quelque chose de « pas normal »)

  2. stephaneNo Gravatar dit :

    « Bonjour, je suis jeune, je coûte pas chère dû à ma jeunesse mais dans à peine 5 ans toutes les entreprises vont vouloir de mes compétences! Je parle 3 langues fluently, vous me prenez? »

    « nop trop jeune mon ptit gars »

    « Très bien, gardez vos vieux dans un monde de jeune, on en reparlera dans 5 ans qu’en vous irez me chercher chez le concurrent, d’ailleurs lui au moins m’aura laisser ma chance et je veillerai à lui en remercier donc tchou biloute! »

    à la la, cette mentalité d’entreprise bidon, c’est pas la France ça…le mec va se barrer en Chine ou au USA…on ne le reverra plus…un cerveau de plus de parti…

  3. PierreNo Gravatar dit :

    Bonjour

    Je suis journaliste, à la recherche, pour un reportage d’un jeune entre 25 et 30 ans, travaillant dans une entreprise et incarnant la génération Y. Je souhaiterais également m’entretenir avec le patron de l’entreprise dans laquelle ce jeune travaille, afin de recueillir son témoignage sur cette génération.
    N’hésitez pas à entrer en contact avec moi si vous correspondez à ces profils, ou si vous avez des informations à ce sujet.

    Merci beaucoup d’avance.

  4. JulietteNo Gravatar dit :

    Merci pour cet article très pertinent ! En effet, alors que l’écart générationnel se creuse, les entreprises ont de plus en plus intérêt à embaucher des jeunes professionnels, plus aux faits que leurs aînés sur les implications de l’intégration des nouvelles technologies dans l’entreprise. L’anecdote que vous partagez est vraiment regrettable !

  5. ChristelleNo Gravatar dit :

    Bonjour,
    Super post !
    Je pense qu’il serait grand temps de faire changer les mentalités et peut être même remettre en cause certains modes de fonctionnement dans l’entreprise d’aujourd’hui…
    Je partage complètement le commentaire de juliette.
    Pierre comment puis je vous contacter ? Merci

  6. FrançoisNo Gravatar dit :

    Bonjour, merci pour ce post.

    Je suis confronté à ce genre de réaction de la part des entreprises. Ce ne sont pas les recruteurs ou des RRH, mais bien les managers opérationnels et les patrons des sociétés qui ont ces attitudes équivoques.

    J’ai 31 ans, un diplôme d’ingénieur et 10 ans d’expérience en gestion de projets informatiques et management d’équipes techniques (et « accessoirement » 1 épouse, cadre elle aussi, qui m’a offert 2 beaux enfants). J’ai toujours été plus jeunes que mes collaborateurs et mes pairs sans que cela pose de problèmes. Pourtant quand je suis en entretien, je me croirais parfois au salon des métiers de mon lycée 15 ans plus tôt… Une attitude paternaliste et un ton condescendant de la part des représentants des entreprises que je ne m’explique que par la différence d’age.

    Pourtant, la jeunesse me semble être une qualité dans le domaine des nouvelles technologies. Les jeunes qui finissent leurs études aujourd’hui ont des compétences que n’ont pas ceux qui ont à peine 2 ou 3 ans de plus ! Les technologies évoluent à une vitesse incroyable ! L’expérience ne suffit plus.

    La solution proposée par Juliette est la seule qui vaille. Des équipes hétérogène et un dialogue intergénérationnel intelligent et constructif !

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