Le fait n’est pas nouveau, le comportement des jeunes de la génération Y à le don de perturber les managers.
Toutefois, les manifestations visibles de ce malaise sont rares. Dans bien des cas, les managers adoptent une posture du type “je n’ai aucun problème avec les jeunes” et masquent leur ressenti en attendant des jours meilleurs ou le départ des jeunes concernés.
L’offre de stage ci-dessous (original disponible ici) au contraire va droit au but en prenant le parti de dire aux jeunes leurs quatre vérités.
Il va de soi que je n’approuve ni la forme ni le fond du billet reproduit ci-dessous mais je le trouve intéressant car il exprime tout haut ce certains managers pensent tout bas.
Personnellement, je ne suis pas certains que le discours soit très vendeur pour les jeunes mais est-ce bien l’intention du billet ?
L’offre de stage en question


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Bonjour,
je suis très flattée qu’un membre de la génération Y, relaye mon article et le commente de cette façon.
Merci toutefois, de citer la source et de mettre le lien avec notre site.
Autre précision, il ne s’agit pas d’une offre de stage, mais d’un PREAMBULE que je demande à tous les postulants de lire avant de m’envoyer une demande.
L’objectif ici n’est pas d’être vendeur, mais de poser les choses de manière réaliste, par rapport à mon entreprise. Mon discours ne se veut pas universel, même si un bon nombre de chefs d’entreprises se retrouvent effectivement dans mes propos.
Bien à vous
laurence Courtois
Réponse de LaGénération Y:
Merci pour cette précision.
Le lien vers votre “préambule” est ici
Une question : en écivant que votre entreprise (qui compte 2 personne sauf erreur) a vu passer des “quelques dizaines de stagiaires”, ne pensez-vous pas envoyer le message subliminal que peu importe la qualité de ces derniers, ils ne seront de toute façon pas recrutés ?
Je ne répondrai pas à cette dernière remarque, sauf pour dire qu’elle rabaisse le débat, dommage.
Réponse de La génération Y :
Ma question était sincère.
Je regrette qu’elle vous trouble.
Bonne continuation à vous néanmoins.
Merci Mme Courtois d’avoir répondu,
j’avais cru que c’était à prendre au second degré! (je pense que le dessin m’y a incité)
héééé ben, si les “jeunes” ne peuvent même plus poser des questions, se poser des questions… La France est peut-être dans un état plus grave que ce que je pensais!
Et je suis prêt à débattre de ce que j’entends par “grave”, si nous en avons le temps.
L’accroche est vraiment géniale : naturelle, désabusée, cloisonnante, et parfaitement moqueuse, j’adore. Si si, j’adore, et j’adhère. C’est drôle.
Berk le vilain petit stagiaire qui croit que la vie c’est facile (ma fameuse métaphore des singes et du supplice de la banane n’est tristement pas si rare finalement…) alors que cela serait tellement mieux si les stagiaires comprenaient d’eux même que c’est un anagramme d’esclave. Mais dans quel monde vit-on ???
Madame Courtois, qui n’en avez que le nom, participer à la vie économique d’une entreprise, c’est aussi donner de son temps : la chose la plus précieuse d’après Sénèque (la brièveté de la vie) pour ne citer qu’un vieux crouton dont la philosophie n’a pas pris une ride alors qu’elle s’est empoussiérée. Le donner (le temps) à titre de stagiaire, c’est frôler la bigoterie quant à l’idée que vous vous en faites, ne vous étonnez donc pas pas qu’à force de faire la quête, et de se faire racketter pour une prétendue expérience professionnelle, on vous réclame parfois quelques miracles d’aménagements sociaux, ou un travail qui permette au minimum d’avoir un sujet de mémoire (parce que figurez vous, le monde scolaire devient aussi délirant que celui de l’entreprise, et que les profs, s’ennuyant un peu trop du spectacle de la triste vie de l’entreprise avec ses contraintes habituelles, et ses problématiques toujours similaires, demandent de l’originalité, du vivant, du relief, bref, UNE AUTRE VIE D’ENTREPRISE -et donc pas la votre si je comprend bien)
Cela dit, pour une entreprise axée sur la communication et les médias : coup de maitre, chapeau de merlin bien bas ! “si tu veux bosser comme un nain dans la mine, entre aller au charbon, et piocher ta tombe, rejoint Willow, geek pas sérieux s’abstenir.
Y li, Y lo, on rentre du boulot…. ”
Réponse de la Génération Y : Bonjour Grenade et merci pour le commentaire, explosif comme d’habitude. Je crois que que vais encore me faire des amis
Curieux cet exemple…
Cela dit, j’ai assisté récemment sur une conférence sur la gen Y, où les réactions de l’audience (moyenne d’age 40 – 50 ans) étaient assez caractéristiques :
> “moi aussi j’ai un iphone”
> “on est passé par la nous aussi”
Et curieusement, c’est le thème de la parentalité qui divise, est ce qu’en étant un parent d’un jeune gen y je suis un meilleur manager ?
Quel exemple ???
Je ne sais pas si on devient meilleur manager en étant parent d’un jeune gen…
Ce dont je suis persuadée, c’est qu’en tant que parents nous avons notre part de responsabilité dans l’attitude actuelle de cette génération (que j’ose critiquer…).
Nous les avons pris pour des rois alors qu’ils venaient de naître, nous avons tout fait pour précéder leurs désirs, tout fait pour qu’ils ne s’ennuient pas, qu’ils n’aient pas trop d’efforts à faire, pour chasser leurs peurs et ce faisant les empêcher de rêver…
Alors oui peut-être qu’après avoir été parents adulateurs, on devient manageur éducateur. Faut bien faire le boulot à un moment ou à un autre.
Le débat semble s’ouvrir de manière intéressante. Merci pour ce dernier commentaire.
J’y vois un enjeux très important: “Nous les avons pris pour des rois”, et ça je ne le conteste pas personnellement (même si beaucoup de parent ont dû délaisser leur rôle de parent, justement pour leur travail et ont cru compenser par le confort, en particulier matériel… Mais ça ne compense pas).
Par contre, il y a une ironie. “Nous les avons pris pour des rois”, mais à crédit, il n’y a qu’à voir la dette des Etats, ou le crédit environnemental (il va falloir payer pour ça aussi…).
Je pense qu’il y a une dissonance, et j’espère que la jeune génération réagit à cette dissonance, au moins qu’elle se questionne. Le confort matériel est-il tenable, ou faut-il changer de vie?
Oui : changez de vie, changez le monde : devenez révolutionnaire. Et je dis ça sans ironie aucune : nous sommes dans un système qui arrive en bout de course (même si dans mon article, j’ai l’air d’y tenir).
et là… c’est sûr qu’il va pas falloir rester passif! bon, par suractif non plus, ça fait partie du problème.
Remettre en cause, mais être ouvert, comprendre les problèmes en profondeur… ça fait du boulot!
Bonjour Mde Courtois,
J’aimerais prendre contact avec vous, en faite je prépare un mémoire concernant la génération Y, et je souhaiterais vous poser quelques questions si ça ne vous dérange pas.